Tétouan

Située à une soixantaine de kilomètres de Tanger, la ville de Tétouan ( Titwan, en arabe) est nichée dans le Rif occidental, à proximité du Détroit de Gibraltar . Elle est aussi appelée pays Jbala, du fait de sa population issue des montagnes environnantes.

La ville ou Colombe Blanche est traversée par l’Oued Mhannech. Sa proximité de la Méditerranée a vu l’émergence de plusieurs petites cités balnéaires autour,

comme Martil, Mdiq, Fnideq, Oued Laou et des villages de vacances à l’image de Marina Smir, Cabo Negro, Restinga Smir, Kabila, Playa Del Pacha.

La ville ou Colombe Blanche est traversée par l’Oued Mhannech. Sa proximité de la Méditerranée a vu l’émergence de plusieurs petites cités balnéaires autour, comme Martil, Mdiq, Fnideq, Oued Laou et des villages de vacances à l’image de Marina Smir, Cabo Negro, Restinga Smir, Kabila, Playa Del Pacha.

Histoire

La présence de l’homme dans la région de Tétouan date du Néolithique (5000 ans av. J.C.), comme le prouvent les industries ibéro-maurusiennes trouvées dans la grotte de Taht El Ghar au sud de la ville, et dans El Ghar Lakhal près de Ceuta.

La ville existe depuis le IIIe siècle av. J.C. Des vestiges des époques carthaginoise, maurétanienne et romaine y ont été trouvés, provenant de la ville antique de Tamuda. Les Phéniciens avaient déjà établi un comptoir à l’embouchure de l’Oued Martil vers 600 av. J.C.

Le site de la ville est mentionné la première fois par le géographe andalou Abou Oubayd Al Bakri au XIe siècle. Dans son ouvrage «Al Masalik wal Mamalik» (les parcours et les royaumes), il décrit avec précision le parcours entre Sebta et Tittawane et la mentionne comme ville disposant d’une Kasbah et d’un phare, irriguée par Wadi Rassen (ou Wadi Mjeksa) et située à dix milles de l’embouchure.

La montagne qui la domine est mentionnée comme Icheqqar, habitée par les Bni Sekkine. Le site est également mentionné par des sources almohades au XIIe siècle.

Selon l’historien Ali Ibn Abi-Zar, les fondements de la ville auraient été établis vers le 1er Muharram 708 de l’hégire (21 juin 1308) sous l’ordre du sultan Abu Thabit Amir. Elle a servi de base pour attaquer la ville de Ceuta alors occupée par les Nasrides du royaume de Grenade. Cependant, il s’agirait d’une reconstruction ou d’un élargissement puisque la ville existait avant.

C’est surtout la prise de Ceuta par les Portugais en 1415, alors principale ville du nord du Maroc, qui va déterminer le rôle de Tétouan en tant que base stratégique pour les campagnes militaires contre les occupants et également pour servir de port principal vers la mer Méditerranée.

D’ailleurs, comme le précise le chroniqueur Gomes Eanes de Zurara , la cité est détruite en 1437 par Don Duarte de Meneses, fils de Don Pedro de Meneses, premier capitaine général de Ceuta.

Selon l’historien Skirej, en 888 de l’hégire (1483), 80 Morisques venus de Grenade avaient commencé à reconstruire des établissements dans la partie dénommée Al Balad. Ils étaient harcelés en permanence par la tribu des Beni Hozmar qui revendiquait la propriété du site. Informé de leurs plaintes le gouverneur et fondateur de Chefchaouen, Moulay Ali Ben Moussa Ben Rachid El Alami en 917 de l’hégire (1511), nommé «Berraxe» par les Portugais, leur a fait envoyer un commandant compétent pour construire une muraille de protection. C’est ainsi que Abu-Hassan Ali Al-Mandri, un commandant andalou de Grenade passé au Maroc lors de la Reconquista, rejoint la ville dont il deviendra gouverneur et architecte. Il est considéré comme le reconstructeur de Tétouan.

Après son décès, son épouse Sayyida al-Hurra (appelée également Sitt al-Hurra), fille de Ben Rachid, lui succède comme gouverneur de la cité et exerce un véritable pouvoir sur cette partie du Nord marocain qui se soustrait aux Wattassides. Animée d’une volonté de revanche suscitée par la perte du royaume de Grenade en 1492, Sayyida al-Hurra mène une lutte implacable contre les Portugais qui occupent alors Ceuta et s’allie même pour la circonstance à Arudj Barberousse, amiral des corsaires turcs d’Alger.

Le sultan wattasside de Fès Abu al-Abbas Ahmad ben Muhammad l’épousera et reconnaîtra officiellement son pouvoir sur toute la région à l’ouest du Rif.

La population tétouanaise se trouve encore considérablement augmentée par l’expulsion massive des Morisques en 1609 par Philippe III d’Espagne. Par la suite, Tétouan connaît aux XVIIe et XVIIIe siècles un grand essor grâce à son statut de port méditerranéen (Martil ou Rio Martin) en contact avec Marseille, Livourne et Alexandrie, par lequel transitent les marchandises provenant de Fès ou destinées à la capitale impériale, plusieurs autres ports marocains étant sous occupation étrangère (espagnole, portugaise, anglaise) jusqu’au début du XVIIIe siècle. De nombreux consulats y sont établis, attestant d’une activité diplomatique considérable.

Par la suite, la ville connaîtra un grand déclin, dont les causes sont d’ordre principalement politique.

L’activité commerciale portuaire ainsi que les consulats sont finalement transférés à Tanger, port capable d’accueillir des navires de tonnage plus important. Après une grande épidémie de peste (septembre 1818 à mai 1819) qui cause 6259 décès, soit le quart de la population tétouanaise, la ville est occupée par l’armée espagnole de 1859 à 1862 à la suite de la guerre hispano-marocaine de 1859-1860, ce qui conduit à l’arrêt des activités économiques et à la fuite d’une partie des habitants vers Tanger, Gibraltar et Oran.

Après l’occupation espagnole en 1913, Tétouan devient la capitale du protectorat espagnol du Maroc et le siège du khalifa (représentant du sultan de l’Empire chérifien auprès du haut-commissaire qui est l’équivalent espagnol du résident général de la zone française) jusqu’à l’indépendance en 1956.

Cette période est caractérisée par la lutte principalement politique entre l’administration espagnole et les nationalistes tétouanais du Parti de la Réforme nationale (Hizb Al Islah Al Watani), dont la principale personnalité est Abdelkhalek Torrès.

En 1936 la capitale du protectorat hispanique est l’une des premières villes contrôlées par les nationalistes partisans du général Francisco Franco lors du déclenchement de la guerre civile espagnole.

Tétouan réintègre le Royaume du Maroc indépendant en avril 1956.

Ethnographie

La société tétouanaise est essentiellement constituée au départ de Morisques musulmans (originaires d’Al-Andalus) et de juifs séfarades espagnols, auxquels s’ajoutent par la suite des familles de hauts fonctionnaires fassis du makhzen puis à partir de 1830 une dizaine de familles en provenance de l’ancienne Algérie ottomane et fuyant la conquête française.

L’exode rural et l’activité commerciale ont vu l’installation de nombreuses familles Jbalas, des tribus voisines (Ouadras,  Beni Maadane, Beni Anas, Ghomara, Beni Idder, etc.). La composante rifaine est devenue nombreuse (Beni Ouriaghel échappant à la famine entretenue par l’armée espagnole après la fin des combats au Rif), attirée par l’activité commerciale de la ville et quittant les conditions montagnardes défavorables du Rif central.

Les années 1960 ont vu diminuer rapidement le nombre de juifs partis essentiellement en Amérique du Sud (Venezuela, Argentine, Brésil) et en Israël, ainsi que les familles espagnoles qui étaient restées après l’indépendance.

Comme dans le reste des villes andalouses du Maroc (Rabat, Salé, Chaouen et Fès), beaucoup de familles portent encore des noms morisques, correspondant en général à des surnoms de «Cristiano Nuevo» attribués par les inquisiteurs, et évoquant des lieux dans la péninsule ibérique, comme Torres, Molina, Castillo, Aragon, Medina, Paez, Baeza, Morales, Murcia, Castilla, Figo, Moreno, Nuino, Dellero, Sordo, Salas, etc.

Monuments et architecture

Vue de Tétouan

Les quartiers de Tétouan appartiennent à trois types de styles architecturaux différents: le style andalou (la Medina); le style espagnol du début et du milieu du XXe siècle (Ensanche) et le style d’après l’indépendance (quartiers périphériques). Chaque style comporte des variantes plus ou moins importantes en relation avec l’évolution des styles et des matériaux utilisés.

La Médina (ancienne ville) de Tétouan est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle occupe aux yeux des spécialistes la première place de toutes les médinas du Maroc.

Le principal élément de la Médina est constitué par les remparts datant de la fin du XVe siècle qui entourent la ville. Ces remparts sont composés de 7 entrées qui sont : Bab El Oqla, Bab Saaida (vers l’Est), Bab Mqabare, Bab Ejjyafe (vers le Nord), Bab Nouader (vers l’Ouest), Bab Toute et Bab Remouz (vers le Sud). À l’intérieur de la ville, les ruelles sont pittoresques et grouillantes de monde. Les principaux quartiers, datant de la construction de la ville, sont : Laayoune, Essania, Trankat, Rbat Aala, Bled, Rbat Asfal et Mellah.

Les maisons de la Médina sont généralement très bien conservées par les descendants des propriétaires. Certaines ont bénéficié d’un programme de réhabilitation financé par la Junte d’Andalousie. Du point de vue architectural, les maisons sont généralement constituées :           d’un rez-de-chaussée avec un couloir d’entrée (Zaguan, Dehliz) donnant sur un patio (Sahn), sur lequel s’ouvrent 2 ou 3 chambres fermées (bit), un salon ouvert (maqâad), la cuisine et les services, et d’un étage avec des chambres (ghorfa). Temporellement, les maisons obéissent à deux styles architecturaux différents :

• Celles du XVIIe siècle comportent un patio avec des piliers et des colonnes (8 ou moins) supportant des arcades. La décoration est généralement austère.

• Celles du XIXe siècle utilisent les traverses de fer qui supportent l’étage.

Les maisons peuvent comporter ou non un jardin (Riad). La décoration est riche, utilisant les mosaïques de Fès, le bois peint, etc.

Ces maisons, ainsi que les bâtiments publics, ont longtemps été desservis en eau potable à travers un réseau de canalisations depuis les sources de la ville.

Ce réseau, appelé Skundu (déformation de l’espagnol segundo), a été développé par Ali Al Mandari en personne, qui a construit la ville le long d’une ligne de sources prenant naissance au pied du Jbel Dersa.

 

Ce dispositif ingénieux est semblable à celui développé par exemple par les romains à Volubilis, et semble avoir été donc adopté par les Andalous. Pour des raisons sécuritaires, seuls le Wali et l’ingénieur principal de la ville en connaissaient le tracé.

Il alimentait toutes les maisons ainsi que les fontaines publiques, les mosquées, les hammams, etc. grâce à la topographie en pente de la ville. Bien que très détérioré par les canalisations modernes, certaines maisons gardent encore des fontaines de cette eau limpide.

Outre les maisons tétouanaises, plusieurs mosquées, zaouias et places publiques et commerciales peuvent être visitées :

• Places : El Feddane (cœur de la ville sur lequel donne le Méchouar), Ghersa El Kébira (place de commerce varié), El Usâa (petite place pittoresque)

• Rues : Tarrafine (boutiques de bijoux)

• Mosquées : Al Jamaa Al Kabir (Grande Mosquée)

• Écoles traditionnelles : Madrasat Lukach.

• Zaouias : Sidi Ali ben Raissoun, Harraq, Abdellah El Hajj Bakkal…

• Souks : Mesdaa (épices, fromages), Saquia El Fouqia (vêtements)…

El Ensanche

Situé à l’ouest de la Medina, le quartier d’El Ensanche (prononcé Chanti par la population locale) représente le style architectural typique pendant le protectorat espagnol. Il comporte essentiellement des immeubles de cinq étages avec des commerces au rez-de-chaussée. Certains bâtiments ont été réhabilités dans le cadre du programme de réhabilitation des bâtiments de Tétouan. L’intérieur est de type méditerranéen, avec un couloir sur lequel s’ouvrent les chambres, les salons et les services. Les bâtiments peuvent être construits en complexe avec un espace vert central (cas de Pabellones de Varela).

Les quartiers périphériques

Au cours de la période post-coloniale, la ville a connu un important exode rural et une expansion des constructions à la périphérie de la ville. Plusieurs quartiers ont vu le jour: de Touilaa (émigrants), Saniat Errmel, Sidi Talha (Barrio Malaga) (Dyor Del Makhzen, l’un des premiers quartiers construits en dehors de la ville, ce quartier était destiné aux soldats qui défendaient Tétouan, d’où le nom Dyor Del Makhzen, maisons des policiers / soldats), etc.

Récemment, la ville connait une nouvelle politique de planification matérialisé par le développement de bâtiments modernes d’entre 6 et 12 étages et de quartiers résidentiels modernes.

Un programme intégré de Développement Economique et Urbain de la ville (2014-2018) a été lancé en 2014 en vue de redynamiser la base socio-economique de la ville et sa région, de consolider son positionnement, d’améliorer le cadre de vie de ses habitants et préserver son l’environnement. Ce programme est doté d’une enveloppe budgétaire de près de 5,5 milliards de dirhams pour en faire une ville attractive.

Économie

Longtemps liée au commerce international à travers le port de Martil, l’économie actuelle de Tétouan repose essentiellement sur le petit commerce et le tourisme balnéaire avec une clientèle principalement marocaine et espagnole.

Plusieurs briqueteries sont installées dans la plaine de Martil sur la route de Oued Laou. De même, la région abrite une importante unité de production de ciment du groupe Lafarge SA ainsi que de nombreuses carrières et d’unités de concassage, qui alimentent la région en matériaux de construction. Les autres unités industrielles sont consacrées essentiellement à la transformation de poisson, au textile et à l’agroalimentaire.

L’infrastructure hôtelière a connu ces dernières années une croissance rapide. Une partie de la population vit encore du commerce de produits de contrebande ramenés de Sebta. Mais cette activité connaît un déclin notable en raison de l’amélioration de la qualité des produits marocains et de la concurrence des grandes surfaces marocaines.

Depuis peu, Tétouan connaît une forte croissance, due à un renforcement de l’infrastructure de la province ainsi que d’un regain d’importance aux yeux de l’État. Le développement de Tétouan s’articule autour :

• de l’autoroute Tétouan – Fnideq en plus de la voie express ;

• de la voie express Tétouan – Tanger ;

• du port Tanger Med qui se trouve à 46 km au Nord de Tétouan et sa zone franche de Oued Negro à Fnideq ;

• des investissements étrangers directs des groupes mondiaux dans les secteurs touristiques ;

• de Tétouan Offshore : zone dédiée aux services (informatique, centres d’appels…) ;

• de la zone industrielle de Martil ;

• de Tamuda Bay : dénomination de la côte tétouanaise allant de Martil à Sebta ;

• des transferts des Marocains résidents à l’étranger ;

• de la proximité géographique et culturelle avec l’Europe.

Malgré d’énormes potentialités touristiques, le secteur reste encore inexploité comparativement à d’autres villes comme Marrakech, Fès et Agadir par exemple. Les voyagistes ne considèrent Tétouan que comme une ville de passage, alors que la région renferme des sites intéressants aussi bien côtiers que de montagne.

Il est à souligner cependant l’amélioration de l’offre par la création de nouveaux hôtels, appuyés par l’ouverture de centres de formation, en plus de l’offre des particuliers dans toute la région, mais cette dernière contribue peu à l’économie publique, puisqu’il n’y a pas de réglementation particulière des appartements de vacances.

Climat

Tétouan jouit d’un climat méditerranéen. Chaud et sec en été et frais en hiver. C’est aussi une région particulièrement venteuse.

En effet, en hiver, les dépressions atlantiques passant au Nord du Maroc favorisent les vents d’ouest (Gharbi = Poniente en Espagne), généralement pluvieux; en revanche, les mois les plus chauds sont dominés par la dépression africaine qui fait souffler les vents d’Est (Charqui = Levante en Espagne), très humides contrairement à l’intérieur du Maroc où il est chaud et sec.

Août est le mois le plus chaud avec 30°C de moyenne des températures maximales et 20°C pour les minimales; janvier est le plus froid avec 16°C pour la moyenne des maximales et 7°C pour les minimales.

La pluviométrie annuelle est de 600 mm environ, le mois de décembre étant le plus pluvieux avec 110 mm en moyenne.

Arts & Culture

La ville de Tétouan est d’abord un des centres universitaires majeurs du Maroc puisqu’elle abrite la Présidence de l’Université Abdelmalek Essaadi de la région Tanger-Tétouan et qui grâce au programme Averroès attire de plus en plus d’étudiants européens. Cette université est composée de nombreuses facultés dont les suivantes, qui se trouvent dans la province de Tétouan :

•   la Faculté des Sciences ;

• la Faculté des Lettres et Sciences humaines ;

• la Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales (à Martil) ;

• l’École Normale Supérieure (Martil) ;

•   la Faculté des Fondements de la Religion ;

•   l’École Nationale des Sciences Appliquées ;

•  l’Institut National des Beaux-Arts, connu mondialement ;

• l’École Nationale d’Architecture;

Ces facultés accueillent les étudiants des provinces de Tanger, Tétouan, Larache, Chefchaouen, d’autres provinces marocaines ainsi que de nombreux étudiants et conférenciers étrangers.

Elle dispose de nombreux espaces à caractère culturel :

1.  la Bibliothèque Générale ;

2. la Maison de la Culture ;

3. le Musée archéologique ;

4. le Conservatoire international de musique ;

5. les Centres internationaux de langues (français, espagnol, anglais, allemand, hollandais…) ;

6. des bibliothèques et archives privés (Daoudiya, Bennouna, Torrès) ;

7. des instituts culturels étrangers (Institut Français, Instituto Cervantes…).

Musique

Musique

Sur le plan musical, Tétouan est également un centre de rencontre de plusieurs styles :

  • la musique andalouse (Al Aala), principal genre de musique de la ville qui anime toutes les occasions festives. Le style classique a été modernisé par Mohammed El Arbi Temsamani. Les principaux instruments sont le violon, le luth et les percussions (Tar et Derbouka). Le piano et les cuivres (saxophone et clarinette) ont été introduits par Temsamani.
  • la musique rurale montagnarde est représentée par la Taqtouqa, la Aayta et Alala-Yillali. Les instruments principaux sont ici le violon, le luth, le Guembri et les percussions. Un danseur déguisé portant un plateau à thé accompagne presque toujours l’orchestre. Ce style a été modernisé et largement popularisé par Abdessadaq Chqara.

Festivals

  • Festival international du Cinéma Méditerranéen
  • Festival international de Luth
  • Festival international de la Bande Dessinée
  • Festival international « Voix de femmes »

Gastronomie

Sur le plan de l’art culinaire, la cuisine tétouanaise est réputée par sa qualité et sa variété. Ses plats, issus de la combinaison de nombreuses recettes (andalouses, algériennes, espagnoles …), sont réputés à travers le Maroc, notamment avec  ses salés-sucrés (poulet aux raisins secs caramélisés par exemple). La pastilla tétouanaise est faite avec du poulet, des oeufs et du citron.  Les pâtisseries comportent des variétés spécifiques comme la Faqqassa, le bechkettou (Bizcocho) Muscatcho (Cake), le Bechkettou pwiwa (petits gâteaux farcis aux amandes, frits et trempés dans un sirop à beau de rose), les Qfafel, la halwat tabaa, la bahlawa, la mlawza (petits fours aux amandes et au sucre glace), les kâab décorés ou les briouates au fromage blanc (jben) et au miel.