Larache

C‘est une ville, à la fois historique et touristique. Située à 86 km au sud de Tanger, elle tire son nom de l’amazigh Aarich qui veut dire « cabane » ou « grenier». Larache ou Lixus a été fondée au 8ème siècle suite à la conquête arabe. La ville a été occupée par les Portugais pendant le 16ème siècle.

Les ruines de Lixus, sur l’autre rive du fleuve Loukkos témoignent de la présence d’une population carthaginoise, romaine et phénicienne. Des documents portugais du 15ème siècle citent Larache comme le port majeur du Maroc.

Larache, port Carthaginois et Romain

Mais en 1491 les Portugais de Assilah et Tanger ont quitté la ville. Elle est restée vide jusqu’à ce que le sultan de Fès, Mohamed es Said ech Cheik la reconquiert et bâti une forteresse au-dessous du fleuve Loukkos et fortifié le port. En 1610, les Espagnols ont pris le contrôle de la ville jusqu’en 1689, date à laquelle le Sultan Moulay Ismaïl récupère Larache. La ville a été par la suite sous protectorat espagnol entre 1912 et 1956.

Sur le plan architectural, les constructions de Larache sont de type andalou, les murs sont colorés de blanc et bleu à l’image de nombreuses villes et villages du nord marocain. Sans oublier, Bab El Médina qui se trouve au sein de l’ancienne médina, le Souk Sghir, l’ancien hôpital militaire. Ainsi que le site historique de Lixus à proximité de Larache, qui a bénéficié de travaux de restauration et restructuration. Cette dernière est une ville antique fondée par les Phéniciens vers le 7ème siècle av. J-C. Pendant longtemps, les tentatives de conquête par les Portugais, les Espagnols et les Français ont échoué. La Kasbah, bâtie en 1491 est devenue une forteresse des pirates.

En 1765, dans le cadre de la lutte contre les corsaires barbaresques, une flotte française commandée par l’amiral du Chaffault soumet la ville à un bombardement suivi d’une tentative de débarquement qui tourne court après la mort et la capture de nombreux marins français par les Marocains.

Les touristes nationaux et étrangers ont tout le loisir de voir la ville antique telle qu’elle était à son heure de gloire, de même qu’ils peuvent encore visiter les ruines des thermes romains, des temples, une église, des murs datant du 4ème siècle.

MOULAY BOUSSELHAM

Ce village à 35 km au sud de Larache tire son nom de Moulay Bouselham, «l’homme à la cape» qui est venu de l’Egypte pour s’établir à Merja Zerga (lagune) avant d’être tué dans la bataille des Trois Rois à El Oued Makhazine, voisin de Ksar El Kébir.

Moulay Bouselham n’est pas seulement l’homonyme de la ville, mais aussi de son saint patron. Mais il n’est pas le seul saint de la ville, puisque tout au long de l’histoire de Moulay Bousselham, un certain nombre d’autres saints s’y sont installés pour atteindre le nombre de 7 saints.

Moulay Bousselham est une destination touristique populaire et l’industrie du tourisme constitue une grande partie de l’économie de la région. Avec une population permanente de 10 000 personnes, Moulay Bousselham atteint environ 150.000 personnes pendant les mois de Juin, Juillet et Août.

À Moulay Bousselham, les visiteurs peuvent profiter de la réserve naturelle à proximité, faire du bodyboard dans l’océan, ou même déguster les très populaires fraises produites localement, qui accueillent leur propre festival une fois par an.